mardi 25 octobre 2011

La place du deuxième enfant

Il existe entre la loupiotte, mon mari et moi une complicité incroyable.
Moi qui ne suis pas du genre à gagatiser devant les enfants (non, vraiment pas) et qui me demandais si j’aurai l’instinct maternel, je suis complètement dingue de ma loupiotte. Il en est de même pour mon homme, qui s’avère être un vrai papa poule.

Bien sûr avant sa naissance je me projetais, j’imaginais notre vie de famille avec des rires, des jeux et beaucoup de tendresse, mais je ne m’attendais pas à ça. Pas autant.
Lui comme moi n’avons pas ressenti cet amour immédiat envers elle, mais nous avons reçu, ensuite, une sacrée claque. L’amour inconditionnel a pris toute sa signification. La loupiotte fait partie de nous et de notre vie comme s’il en avait toujours été ainsi, comme si les 30 années où elle n’était pas là devenaient quelque peu irréelles.
Depuis ses premiers mois, au moment de nous coucher nous faisons le bilan de sa journée, nous remémorant ses progrès, ses bons mots, ses fous rires et nous en arrivons toujours à la même conclusion : elle est parfaite. Je vous promets pourtant que nous essayons de rester objectifs !


Aussi j’ai appréhendé l’arrivée du prochain enfant. Alors qu’il était tant désiré, je me demandais si nous serions seulement capables de lui accorder toute la place qu’il mérite. Notre trio allait-il pouvoir évoluer et devenir un quatuor dans lequel chacun aurait autant d’importance ? Arriverions-nous à l’aimer autant que sa grande sœur ?

J’avoue que j’espérais très fortement que ce bébé soit un petit garçon. Je me disais qu’ainsi, la comparaison se ferait moins facilement. Que s’il était moins doué ou plus difficile, nous aurions la solution de facilité de mettre ça sur le compte de la différence de sexe et que s’il était moins beau, personne ne ferait de remarque. Qu'il serait sans doute plus aisé de lui trouver une place parmi nous.

Quand j’ai su que nous attendions une petite fille, je me suis inquiétée pour elle. J’ai eu peur qu’elle grandisse dans l’ombre de cette grande sœur si espiègle, si joyeuse, si jolie, si présente et qui avait placé, d'après nous, le niveau tellement haut… Cette grande sœur qui nous comble de bonheur.

J’ai eu peur de considérer ce bébé comme un second rôle, sachant qu’elle n’aurait même pas l’avantage de nous faire découvrir ce qu’est la maternité ou la vie avec un enfant, puisque nous connaissions déjà tout ça grâce à la loupiotte. J’ai eu peur également d’en arriver à la façonner selon le modèle de la loupiotte au lieu de la laisser s'épanouir. J’ai craint aussi de ne pas être aussi patiente que nécessaire si jamais elle ne faisait pas ses nuits aussi rapidement que l’aînée, ou si elle montrait des difficultés pour quoi que ce soit, tout ayant toujours été plutôt simple avec la loupiotte.

Pendant ma grossesse j’ai eu l’occasion de participer à une réunion ayant pour thème l’arrivée d’un 2ème enfant. Les autres mamans et moi attendions toutes un bébé du même sexe que le 1er et nous avions toutes exactement le même ressenti et les mêmes craintes. J’ai alors réalisé qu’il était très courant de se poser toutes ces questions et ça m’a réconfortée.

Et puis la biscotte est née. Et je ne sais pas par quel miracle, sans qu’on s’aperçoive de quoi que ce soit, en un rien de temps, elle s’est rendue complètement indispensable à notre bonheur. Nous sommes tous les trois absolument fous d’elle. Tous mes questionnements ont disparu face à l’évidence de sa présence. Je ne peux pas dire si nous l’aimons différemment, la seule certitude est que nous l’aimons autant. Je n’ai pas d’explication à ça, c’est irrationnel. Alors qu’il y a encore quelques mois elle n’était pas là, je ne peux plus imaginer notre famille sans elle. Je ne sais pas si c’est grâce à son sourire constant, à sa bouille adorable, à sa sérénité, à autre chose ou à tout à la fois, mais nous sommes conquis par ce petit bout de chou dont la simple évocation m’envahit d’amour et de tendresse. Cette petite puce qui, certes, ne me fait pas découvrir ce que c’est d’être maman, mais ce que c’est d’être maman de 2 enfants et qui a trouvé, sans aucun souci, sa place au sein de cette famille.

Et pour vous, comment ça s'est passé? Comment voyez-vous l'arrivée d'un 2ème bébé?

***
La fin du mois d'octobre approche! Si vous souhaitez vous joindre à moi pour partager votre fierté du mois, envoyez-moi le lien de l'article que vous aurez écrit sur votre blog (ou donnez-le en commentaire) ou bien envoyez-moi votre contribution par mail, avant lundi prochain. Je compilerai le tout. (Si vous le souhaitez, vous pouvez copier le logo qui est dans la colonne de droite). Je compte sur vous!!

8 commentaires:

  1. Les mêmes questions que toi, même si nous n'en sommes pas encore là. Notre bidule est tellement présent dans notre vie que je ne me vois pas avoir de la place pour un autre bébé. Mais j'imagine, j'espère, que ça se passera comme pour vous. Advienne que pourra!

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  2. Aviva: de rien!

    Baloun: je suis sûre qu'il en sera de même!

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  3. J'ai trouvé ce petit bout de vie très émouvant. Continuez à vous aimer ! :3

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  4. toutes tes craintes, alors que je suis maman d'une seule crevette pour le moment, je les ressens, avant mêle de savoir si j'aurais un jour un deuxième, mais tellement de questions en tête, tellement de crainte, que je ne sais pas si je serais capable de faire une place à un autre enfant, l'avenir nous le dira!

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  5. Bonjour,

    Je trouve ça super pour votre deuxieme fille c'est tellement important !

    Moi je suis deuxième sur quatre enfants et ma mère et tombé dans le piège et a succombé à toutes ses craintes (qui était les mêmes que les votre )

    Aujourd'hui j'ai 25 ans et je suis en thérapie depuis 1 an 1/2 à cause de ça et de tout l'amour, l'attention .... que ma mère ne m'a pas donnée car je suis la deuxième...

    Alors faite très attention... aimer votre deuxième enfant comme le premier c'est très important pour sa vie d'adulte

    cordialement

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  6. Sophie: merci beaucoup!

    Lexou: c'est difficile à expliquer, mais depuis que la biscotte est là, je ne me pose plus de question. Il en sera sûrement de même pour toi (pas facile, hein, quand on a une crevette de compet')

    Anonyme: je suis navrée de savoir que tu as connu ça. Ton message est très touchant. Je souhaite sincèrement que la thérapie t'apporte le bien-être que tu mérites. Qu'en est-il pour tes frères/soeurs cadets? Bon courage!

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  7. Génial! tu décris bien mes interrogations même si bébé 2 n'est pas encore prévu!

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