vendredi 19 juin 2015

Funny trip (alors que c'était pas gagné)

Il y a des jours où on n'a pas trop envie de se lever, parce que justement on doit se lever très tôt pour prendre le TGV et aller en réunion à Paris.
Avec pour seule consolation que c'est un collègue super sympa  qui organise cette réunion.

Alors on se lève, en souhaitant vivement que cette journée soit finie pour retrouver son lit.

A la radio dans la voiture on entend que c'est l'épreuve de philo du bac. On repense à nous, quand nous étions au lycée, ça fait combien de temps déjà? Ouh trop longtemps, on ne calcule pas...


Source

On arrive à la gare. Il est très tôt et le TGV est très très long et bondé. Evidemment on a une place réservée dans la partie du train qui est tout au bout du quai.
Et quand on arrive devant sa place, celle qui se trouve côté fenêtre, on s'aperçoit qu'une dame y est assise.

Crotte.

Alors on vérifie, elle s'est trompée, elle s'excuse, l'homme qui est assis à côté d'elle se lève pour la laisser quitter sa place et nous permettre d'y accéder.

Dis donc il a des beaux yeux verts cet homme.

On s'assoit à côté de lui, près de la fenêtre, on a très envie de faire pipi, mais on n'ose pas le déranger tout de suite à nouveau. Alors on sort le gros dossier qu'on trimbale dans son sac en se disant qu'on va réviser un peu avant la réunion et qu'ainsi on y pensera moins.

C'est alors que l'homme aux beaux yeux dit "Je peux vous demander quelque chose?"
Là on s'interroge, est-ce que ça va être une question ou un service chelou (même si il y a peu de risque qu'il demande de l'aider à mettre sa culotte)

"....oui?"
"Est-ce que vous étiez au lycée Henri bidule?"
"...oui!"
"Avec Caro, Aurélie, etc....? Vous êtes Aggie...."
"...oui!"
"On était dans la même classe! Tu n'as pas changé, je t'ai reconnue tout de suite"

Et les souvenirs reviennent. Et on parle, on parle... "C'était en quelle année dis donc?" "Oh très longtemps, ne calcule pas"

Et tout le trajet passe ainsi, à papoter comme si on était encore dans la même classe. Ca fait plaisir.

Puis on arrive à Paris, Il est tôt, il fait beau et déjà chaud. Et ça pue la pisse à chaque coin de rue.

On rejoint le collègue hyper sympa, on prend un café en terrasse, on parle voyages.
La réunion se passe bien, puis on déjeune en terrasse à nouveau, en tête à tête avec le collègue hyper sympa.

On squatte le bureau d'une collègue absente en attendant l'heure du TGV du retour.

On retourne à la gare en piquant un sprint. Ca sent la pisse à chaque coin de rue.

On arrive dans le TGV, et on se retrouve assise à côté d'une bonne soeur.... qui porte des lunettes Titeuf....

Et on se dit que finalement cette journée était plutôt sympa!

(mais qu'à bien pu se dire l'opticien qui lui a vendu ces lunettes, hein????)


Elle aussi, je suis sûre que, devenue myope, elle a porté des lunettes Titeuf





4 commentaires:

  1. Le hasard fait parfois bien les choses :)

    RépondreSupprimer
  2. "Puis on arrive à Paris, Il est tôt, il fait beau et déjà chaud. Et ça pue la pisse à chaque coin de rue." J'adore la chute, c'est d'un sentimental ! lol

    RépondreSupprimer
  3. @fedora: Oui, surtout que le train était bondé!

    RépondreSupprimer
  4. @Maman est occupée: J'aurais préféré dire que ça sent bon le lilas ;-) Mais bon au petit matin ça te retourne le ventre cette odeur... beurk!!

    RépondreSupprimer