mardi 31 mai 2011

Premier souvenir d'école

Participation aux petits cailloux de LMO.

J'ai des souvenirs très précis de ma petite enfance. Pas seulement des situations ou des faits, mais des ressentis, des pensées. Je me souviens par exemple parfaitement, qu'à 2 ans, je voulais à tout prix aller à l'école. Le fils de nos voisins, un peu plus âgé que moi, y allait et il apprenait à écrire son prénom. Et moi c'était ce que je désirais le plus: APPRENDRE A LIRE ET A ECRIRE.  

Pourquoi est-ce que je désirais tant apprendre à lire et à écrire? Parce qu'on m'avait dit que c'était les "grands" qui savaient le faire et moi je voulais être une grande. J'avais remarqué que dans ma famille ce que disaient les enfants, n'était pas vraiment écouté et ça m'agaçait. Parfois quand je parlais, les adultes me coupaient la parole pour discuter d'autre chose entre eux et si je protestais on me demandait d'être sage et polie et de les laisser parler. Mais eux étaient-ils polis de me couper la parole ainsi?
Ou bien quand ils bavardaient et que j'intervenais dans la conversation pour en savoir plus, on me rétorquait que j'étais trop petite pour me mêler de ça.

Bref j'avais hâte d'être écoutée et entendue, je savais que tant que je ne serai pas "grande" ça ne serait pas vraiment le cas et que pour cela il fallait que j'apprenne à lire et à écrire. Ca je m'en souviens très bien.

J'ai donc insisté et pleuré pour aller à l'école. J'avais à peine 2 ans et la directrice avait dit à mes parents qu'elle m'accueillerait uniquement si les effectifs n'étaient pas complets. Et heureusement pour moi ce fût le cas!

Je n'ai aucun souvenir du jour de la rentrée, ma mère m'a juste raconté que j'étais impatiente et souriante, qu'à midi toute la famille s'était précipitée pour savoir comment ça s'était passé et qu'à peine mon repas terminé je m'étais endormie pour toute l'après-midi.

Je ne me souviens pas des jours suivants non plus. Je ne me rappelle donc plus ce que je faisais à l'école, mais ma mère m'a raconté que chaque midi quand elle me demandait ce que j'avais fait le matin je répondais inlassablement "j'ai joué avec des cubes".

Mon premier souvenir date d'un peu plus tard. En arrivant dans la classe, la maîtresse m'a dit "Bonjour Aggie,  tu peux aller jouer avec les cubes si tu veux" et j'ai aussitôt éclaté en sanglots sous ses yeux étonnés. Ma mère était encore dans la pièce et m'a demandé pourquoi je pleurais ainsi. J'ai réussi à balbutier que j'en avais assez de jouer avec des cubes, que je voulais apprendre à lire et à écrire. Ma mère l'a répété à l'instit qui m'a consolée comme elle a pu.
Dans la matinée, elle a demandé à tous les enfants de s'asseoir aux petites tables et elle nous a donné à chacun des feuilles et des crayons. Et ça, quand elle nous a tendu les feuilles et que nous avons commencé à dessiner, je m'en souviens très bien (parce que le reste c'est ma mère qui m'a raconté comment ça s'était déroulé). C'est mon tout premier souvenir d'école! Je ne me souviens que de ça: la feuille devant moi et moi qui commence à dessiner. Avant et après c'est le trou noir!

Et apparemment dessiner m'a suffi. Je devais sûrement assimiler ça à l'écriture et ça me convenait. J'étais donc satisfaite!

Quand ma mère est revenue me chercher à midi, j'étais toute fière de lui montrer mon dessin. La maîtresse lui a dit que tous les enfants avaient été contents de dessiner et que nous n'avions jamais été aussi sages qu'à ce moment-là. Elle m'a félicitée de lui avoir donner l'idée. Comme quoi c'est important d'écouter les plus petits!


lundi 30 mai 2011

L'affaire du tour de lit (suite)

Vous vous souvenez peut-être qu'il y a quelques temps j'avais lancé un appel à l'aide désespéré (sens de la mesure)  pour m'aider à trouver un tour de lit pour la biscotte?

Vous avez été plusieurs à me donner des liens de créatrices qui réalisent du linge de lit correspondant à mes critères et franchement MERCI parce que grâce à vous j'ai découvert des blogs de personnes bourrées de talent. Je les ai contactées, elles m'ont toutes répondu, mais malheureusement (enfin plutôt tant mieux pour elles) comme leurs créations marchent bien, elles ne pouvaient pas me réaliser un tour de lit dans les délais souhaités.

J'ai donc continué à chercher dans les méandres du net.

Et j'ai fini par découvrir le site de nanou et ses 10 doigts, qui possède sa petite boutique sur alittlemarket.com et j'ai craqué sur ce qu'elle proposait.

J'ai donc contacté Nanou, en un échange de mail le marché a été conclu. Elle m'a envoyé des photos de tissus, mon mari a mis son veto sur 2 d'entre eux et à peu près  une semaine plus tard, je recevais mon colis.

Tadaaaaammmmmmmm!!!!!!!!!!!!!!!!!



Je suis absolument ravie!

Le tour de lit est joli, il correspond tout à fait à mes attentes, je suis conquise par ses couleurs toutes douces, les finitions sont impeccables, bref  rien à dire!

Je vous conseille vivement Nanou, vous ne serez pas déçu par ses prestations!

Au milieu des lunes et des étoiles, notre biscotte va passer de bonnes nuits c'est sûr! (mais non je ne pratique pas l'auto-persuasion, du tout, du tout)

vendredi 27 mai 2011

Un site à suivre: mamanana.com

Aujourd'hui et à l'approche de la fête des mères je souhaite vous parler d'un site qui me tient à coeur: www.mamanana.com .
Je l'ai découvert complétement par hasard, au cours de cette grossesse.

J'ai été charmée par l'histoire de ce site. Il a été créé par un couple franco-américain, Ségolène et Drew, qui s'est basé sur son expérience de l'allaitement. Déjà je tire mon chapeau à monsieur qui s'est beaucoup impliqué pour que l'allaitement maternel de leur 1er enfant soit une réussite! Ce couple, qui vivait aux Etats-Unis lors de l'arrivée de leur 1er bébé, s'est aperçu, en s'installant en France, qu'ici nous étions plutôt démunis en ce qui concerne les articles d'allaitement.

C'est de là qu'est partie l'idée de créer un site Internet proposant tout ce qu'il faut pour réussir l'allaitement! C'est à dire des conseils sur l'allaitement en lui-même, mais aussi  une boutique qui regroupe ABSOLUMENT TOUT ce qui peut être utile: soutiens-gorge, vêtements, tire-lait, tisanes, crèmes, livres, mais aussi alcootest pour lait maternel (voyez quand je dis absolument tout, je ne mens pas!).

Pour vous donner une idée des vêtements proposés, voici quelques modèles piochés sur leur site:






Franchement, on ne dirait pas des vêtements d'allaitement, n'est-ce pas? Moi je suis bluffée!

Mais mamanana.com ne s'arrête pas là. Ségolène et Drew ont plein d'idées et après avoir organisé un concours photo sur le thème "globe-téteurs", une de leur dernière initiative a été de mettre un place un casting de "vraies" mamans et futures mamans pour promouvoir de la lingerie de grossesse et d'allaitement. Et le résultat est superbe!


Mais encore une fois mamanana.com ne s'arrête pas là! Et non! Puisqu'il existe aussi un blog: http://blog.allaitement.mamanana.com/ qui aborde tout ce qui touche de près ou de loin à l'allaitement.

Je tiens, d'ailleurs, à souligner le dernier article de ce blog. Il parle des mamans en difficulté et de l'appel aux dons de l’APAMED (Association pour l’Aide Aux Mères et Enfants en Difficulté). Si vous souhaitez aider cette association, comme le fait mamanana.com, vous pouvez envoyer de la layette, des soutiens-gorge d'allaitement, etc... (en bon état bien sûr) ou un chèque, à l'adresse suivante:

Don pour l’APAMED
c/o mamaNANA
1 bis rue du Val Joyeux
78100 Saint-Germain-en-Laye

Je vous laisse aller voir sur le blog mamanana pour plus d'explications.

Voilà, vous comprenez pourquoi je trouve que mamanana.com est un site qui mérite d'être découvert à tous points de vue! Pour moi ils ont tout bon!

(toutes les photos ont été piochées sur leur site).







jeudi 26 mai 2011

La naissance, ou le rendez-vous manqué

J'entendais toujours dire que lorsqu'on donnait naissance à un enfant, on l'aimait immédiatement et qu'il n'était pas possible d'échapper à cette déferlante d'amour qui nous tombait dessus. Et j'entendais toujours les gens affirmer que le plus beau jour de leur vie était bien évidemment celui où leur enfant est né.

Je me souviens aussi d'avoir entendu l'interview d'un sportif très connu (mais je ne sais plus lequel) qui venait de remporter une médaille olympique ou un championnat du monde et qui disait qu'il était en train de vivre le plus beau jour de sa vie. Ma mère avait été outrée par ses mots et avait ajouté "j'espère quand même que le plus beau jour de sa vie c'est la naissance de ses enfants, sinon c'est triste!" . J'avais donc toujours été conditionnée dans cette idée.



Quand la loupiotte est née je n'ai pas ressenti d'amour pour elle. Je ne me suis pas dit que j'étais la plus heureuse, le plus comblée des femmes et que je pourrais mourir pour elle. Non, j'ai d'abord été soulagée qu'elle soit enfin sortie et que ce soit fini. J'étais un peu sonnée, un peu ailleurs, je ne réalisais pas que j'étais devenue maman, j'avais juste l'impression d'avoir accompli un exploit sportif. C'est peut-être dur à lire, mais c'était tout à fait ça.

Pour remettre les choses dans leur contexte, sa naissance a été un peu chaotique, la loupiotte nous a fait quelques frayeurs et nous n'avons pas pu l'avoir avec nous tout de suite. Si on m'avait dit que sa naissance se passerait ainsi, j'aurais été sûre et certaine de le vivre mal et de mourir d'inquiétude pour mon bébé. En fait je l'ai plutôt bien vécu (je précise tout de même qu'on nous avait tout de suite rassurés, le pédiatre préférait la garder en néonat par précaution. Si nous avions été dans le flou le plus total, sans savoir ce qu'il en était, j'aurais sûrement réagi différemment.)

Quand j'ai récupéré la loupiotte, au bout de quelques heures, je n'ai toujours pas ressenti cette vague d'émotions. Je n'ai pas pleuré. J'étais fière parce que je la trouvais super jolie, mais je ne peux pas dire que je l'aimais déjà. Je prenais soin d'elle, la cajolais, la serrais contre moi parce que j'en avais envie, mais je ne me sentais pas maman. J'étais contente et immensément fière, mais pas transportée d'amour pour elle. Et quand notre famille ou nos amis venaient nous rendre visite et me disaient "alors ça y est tu as connu le plus beau jour de ta vie maintenant" ou "maintenant tu sais ce qu'est le véritable amour", je répondais oui parce que je n'avais pas envie de m'étendre sur le sujet et puis sûrement parce que j'avais honte.

Ce n'est qu'au bout d'une dizaine de jours que j'ai vraiment réalisé que j'étais maman et que j'ai mesuré à quel point j'aimais ma loupiotte. C'est venu d'un coup comme ça, une déferlante à retardement?, alors que je la regardais dormir tranquillement. Je me suis dit que j'avais eu peur au moment de sa naissance et je me suis rendue compte de ce dont nous aurions été privés si ça s'était mal passé. C'est à ce moment-là que j'ai compris. C'était un peu comme si je rattrapais ce rendez-vous manqué. (oui je suis un peu longue à la détente, déjà que c'est seulement quand j'ai perdu les eaux que j'ai vraiment réalisé que j'allais devenir maman...)

Maintenant j'arrive à parler ouvertement de tout ça, parce que je ne culpabilise plus de ne pas l'avoir aimée dans l'immédiat. Mon amour pour elle s'est intensifié au fil des jours. Ma loupiotte, j'en suis devenue absolument accro et je ne trouve même pas les mots pour dire combien je l'aime. Et je n'ai rien à prouver à ce sujet.

A présent que je suis consciente de tout ça, je n'ai aucun problème à raconter ce que j'ai ressenti à sa naissance. Je me fiche que ça puisse heurter certaines personnes, au contraire je trouve sain d'en parler ouvertement, parce que j'imagine que ça peut soulager les mamans qui se trouveraient dans le même cas. Savoir qu'on n'est pas inhumaine de ne pas ressentir tout cet amour, et qu'on est loin d'être la seule dans cette situation, c'est quand même réconfortant.
Et plus j'en parle, plus je me rends compte que d'autres personnes de mon entourage ont connu ça. Les langues se délient petit à petit.

Loin de moi l'idée de prétendre que celles qui disent avoir aimé leur bébé tout de suite mentent, j'imagine, et j'espère, que c'est effectivement le cas. Je souhaite juste rétablir les choses et dire que ce sentiment n'est pas universel. Nous sommes toutes susceptibles de réagir différemment et il faut simplement l'accepter.

Je n'ai pas vu le spectacle de Florence Foresti mais je sais qu'elle en parle dans un de ses sketchs. J'espère que ça aidera à rétablir les choses.

Et pour vous ça s'est passé comment? Déferlante ou pas?

mardi 24 mai 2011

Déconseillé: "Victoire a peur du noir"

Comme je l'ai déjà dit, la loupiotte est une dévoreuse de livres. Elle en reçoit beaucoup en cadeau et elle est également inscrite à la bibliothèque de quartier depuis plus d'un an.
Autant vous dire que petit à petit je me forge une sacrée connaissance de la littérature enfantine.

Et je constate que si certains éditeurs/ auteurs/ illustrateurs se donnent du mal à faire quelque chose de bien, d'autres ont l'air de prendre ça par-dessus la jambe. J'ai parfois la vague impression que n'importe qui peut se lancer dans ce créneau. (et là je ne parle même pas de mon oeuvre: "Nounours va sur le pot" qui est restée purement confidentielle, hein!!).

Et puis il y a plus incidieux: les livres qui paraissent bien sous tout rapport mais qu'il faudrait fuir. En voici un: Victoire a peur du noir.



Bon déjà ça me lasse tous ces livres où le nom du personnage rime avec le titre. Mireille l'abeille / Marilou a perdu son doudou / Louise est dans la mouise...
C'est bon, hein, je crois qu'il serait temps de varier un peu...

Il s'agit donc d'une petite fille qui fait tout pour retarder l'heure du coucher car elle a peur du noir. De prime abord, je me suis dit "tiens pourquoi pas". Pour l'instant la loupiotte n'a pas peur du noir - je vais donc lui  éviter ce livre, histoire de ne pas lui mettre en tête que l'obscurité puisse être anxiogène - mais si un jour elle commence à en avoir peur, pourquoi ne pas m'y appuyer pour lui faire comprendre qu'il n'y a rien à craindre.
En plus les illustrations sont sympas.

J'ai donc lu le livre pour voir comment l'histoire était amenée. Et j'ai été stupéfaite!
La petite fille dit qu'elle a peur du noir et à chaque page, repète inquiète, "je mets mon pyjama, mais je sais que bientôt, dans quelques minutes, il fera nuit" "je me brosse les dents, mais je sais que bientôt dans quelques minutes, il fera nuit".




Elle dit qu'elle a les dents qui claquent, qu'elle voit des choses bouger dans sa chambre. Les illustrations montrent que chacun de ses gestes est épié par une ribambelle de monstres.




On s'attend à ce que ses parents interviennent pour la rassurer ou bien qu'elle découvre par elle-même que ces monstres ne sont que le fruit de son imagination et qu'elle n'a rien à craindre, qu'elle peut dormir en paix. MAIS NON. Au contraire, l'inquiètude est entretenue à chaque page et on ressent bien son angoisse. Elle essaie de se rassurer toute seule, mais n'y arrive pas et quand elle se relève de son lit pour allumer la lumière, ses parents se contentent de lui dire d'éteindre (seule intervention de leur part!).

Mais "heureusement", à la dernière page la petite Victoire sort son arme secrète: son doudou lumineux qui lui dit "ne t'inquiète pas je veille sur toi".

Ah bah bravo. Franchement pédagogique tout ça!

Non seulement au lieu d'expliquer que les monstres n'existent pas, qu'on ne craint rien la nuit, etc... l'histoire entretient bien l'idée que des créatures s'approchent de la petite fille pendant qu'elle dort et qu'elle a donc raison d'avoir peur. Mais en plus elle sous-entend qu'elle doit son salut uniquement à la présence de son doudou lumineux. En gros s'il n'était pas là, ben ça serait tant pis pour elle, on ne sait pas à quelle sauce elle serait manger. Autant vous dire qu'elle n'a pas intérêt à le paumer son doudou.

Voici ce que j'attends d'un livre pour ma loupiotte:
* qu'il la divertisse grâce à une petite histoire sympa ou des illustrations rigolotes
* ou bien qu'il lui apprenne des nouvelles choses
* ou bien qu'il aborde un sujet qui peut la concerner/ la préoccuper et qu'il lui explique d'une façon simple ce qu'il va se passer/ qu'il la rassure/ qu'il l'aide à se projeter.

Ici ce livre ne fait qu'entretenir la peur qu'un enfant pourrait avoir de l'obscurité et risque de le rendre encore plus dépendant de son doudou. Bref pour moi il a tout faux.

Dernière arnaque du bouquin: sur la couverture il est écrit "inclus doudou phosporescent".... et vous voulez savoir ce que c'est? Tout simplement un dessin phosporescent en forme de nounours en 4ème de couverture....



Voici le doudou INCLUS






lundi 23 mai 2011

C'est pas facile de vivre avec une princesse chez soi

Il y a encore peu de temps la loupiotte ne savait pas vraiment ce qu'était une princesse.
Et puis un soir, pour la récompenser d'avoir fait pipi sur le pot (oui nos méthodes d'éducation sont discutables, mais on fait ce qu'on peut) (et de toutes façons je rassure celles qui sont contre ce principe de récompenses: ça ne marche pas), je disais donc, son papa est rentré des courses avec un puzzle représentant les princesses de Disney.

Elle l'a fait et refait au moins... pffff.... plein de fois. D'ailleurs maintenant elle le fait même à l'envers, c'est-à-dire dessin caché (encore une idée de son papa). Et surtout elle connait toutes les princesses de Disney.... là je vous arrête ce n'est PAS MOI qui lui ai appris les noms des princesses, mais (encore) son papa. D'ailleurs je ne suis pas très calée sur ce sujet, je ne me souvenais même plus que la petite sirène s'appelait Arielle.

Depuis ce puzzle la loupiotte a commencé à développer une passion pour les princesses. Une passion dévorante.



Et en parallèle de tout ça se préparait THE wedding, celui de Kate et William. Mariage dont mon mari me disait encore la veille "Non mais franchement c'est quoi tout ce foin, c'est vraiment pénible!".
Et le jour J, en rentrant du travail à 13h, j'ai trouvé ma loupiotte et son papa scotchés devant quoi à la télé???? Hin hin hin!!!! Bon le papa regardait d'un oeil - et commentait les chapeaux d'Eugenie et Beatrice - par contre la loupiotte était à fond dans le trip "C'est la princesse. Elle est beellle. Et elle a une couronne. Et elle se marie avec le roi. Et moi quand je sera grande, je sera une princesse."

Et toute la journée elle ne nous a parlé que de la princesse, mais vraiment QUE d'elle.
Rhhhaaaa....

Le lendemain nous sommes allés chez la marraine la fée de la loupiotte. Je ne sais pas si l'instinct marrainel existe, mais devinez quel cadeau l'attendait quand nous sommes arrivés??? Une robe de princesse!!!
Je crois que la loupiotte a été aussi heureuse que moi si on m'avait offert la bague de mes rêves. Elle en a déduit qu'elle était une princesse et n'a plus quitté sa robe - qui m'a l'air particulièrement inflammable ne t'approche pas du barbecue à moins de 50m -  de la journée. Et il a fallu négocier dur pour qu'elle l'enlève pour la nuit. Et le lendemain il a fallu la lui remettre. Et négocier dur à nouveau pour qu'elle l'enlève pour la nuit.

On a réussi à lui expliquer qu'elle ne pouvait pas la mettre pour aller à la crèche. Apparemment elle a compris, mais du coup tous les matins, depuis début mai donc, elle VEUT mettre une robe.  Parce que les princesses mettent des robes. J'ai beau lui expliquer qu'elles portent aussi des pantalons, elle me croit moyen, moyen.

Et puis depuis quelques jours, alors que d'habitude la loupiotte ne sort jamais sans rien sur la tête (genre son bonnet en laine par 20°C, oui oui), elle ne veut plus mettre de chapeau. Ou plutôt elle ne peut plus.... à cause de la couronne imaginaire qu'elle a sur la tête... Ah oui elle prend son rôle au sérieux.

Je sens qu'on en a pas fini avec cette lubie.

Dites, histoire de lui prouver ma bonne foi, à part Jasmine qui porte un joli pantalon bleu et Stéphanie de Monaco, vous connaissez des princesses qui mettent des pantalons??? Help! Merci!!!

vendredi 20 mai 2011

Ostéopathie et grossesse

Je pensais vous parler de l'ostéopathie pendant la grossesse, parce que paraitrait que c'est judicieux d'aller faire une petite séance avant l'accouchement, histoire de recentrer le bassin et remettre un peu en place ce qui a été déménagé par l'augmentation de la taille de l'utérus. Ca favoriserait un bon accouchement.



C'est mon acupuncteur qui m'avait conseillé, lorsque j'étais enceinte de la loupiotte, d'en faire une séance. Et pour moi maintenant, du haut de mes 4 séances d'acupuncture et de leurs résultats, c'est bien simple ce que dit mon acupuncteur est parole d'évangile. Et oui rien que ça.

Je n'étais jamais allée voir un ostéopathe, je ne savais pas trop en quoi ça consistait, mais j'étais bien décidée à suivre ses conseils. Sauf que je n'ai pas eu le temps de décrocher le téléphone que la loupiotte était déjà là (mais non je n'exagère pas, voyons!).

J'y étais quand même allée une fois mais quelques mois après l'accouchement. La séance avait été très rapide, car il n'y avait pas grand chose à remettre en place. D'après lui mon corps avait bien supporté la grossesse et l'accouchement. (Mon périnée un peu moins, mais ça c'est pas lui qui me l'a dit et c'est une autre histoire)

Alors cette fois-ci j'ai anticipé et j'ai eu mon RDV hier. Voici comment ça s'est passé:
"Mettez-vous en sous-vêtements et allongez-vous sur le côté gauche"
et vas-y que je t'appuie sur les fesses
"ça va, la pression n'est pas trop insupportable?"
"non, ça va, en fait ça me chatouille"
"bon bien.... maintenant tournez-vous de l'autre côté"
et vas-y que je te remue le ventre.
"là je réaligne la médiane.... voilà et bien écoutez c'est fini"
"..... quoi???? ça fait juste 5 minutes que je suis là"
"je suis un peu gêné, mais en fait il n'y avait pas grand chose à faire chez vous. Vous n'avez pas subi de dégâts. Deux petits réalignements et ça suffit".

Il en a conclue que mon corps est vraiment fait pour avoir des enfants (je vais peut-être allée me recycler comme mère porteuse, tiens...). Je dois retourner le voir après l'accouchement et avant les séances de rééducation du périnée, mais c'est tout.

Bon alors d'un côté tant mieux, mais d'un autre je n'ai pas vraiment de témoignage à apporter à ce sujet. Alors si vous avez fait de l'ostéopathie pendant votre grossesse, j'aimerais bien que vous m'en parliez, ça m'intéresse. (je précise qu'on avait emmené la loupiotte en faire quand elle était tout bébé et qu'on recommencera avec la prochaine, mais ça, ça fera l'objet d'un autre article).

jeudi 19 mai 2011

Une fausse-couche à 12 semaines.

J'ai toujours souhaité avoir des enfants d'âges rapprochés. Idéalement de 18 / 24 mois d'écart environ. La loupiotte est née en 2008, j'aurais aimé lui donner un petit frère ou une petite soeur en 2010, pour qu'il n'y ait qu'une classe d'écart à l'école.

Mon mari a toujours été au courant de cette envie et, même s'il n'est pas du genre à se projeter autant que moi, il était OK. On avait donc plus au moins prévu de retenter le coup pendant l'été 2009, soit un peu avant le 1er anniversaire de la loupiotte.
Or, au début de l'été 2009, mon mari s'est un peu défilé. Il m'a confié préférer attendre un peu avant de retenter l'aventure. J'ai donc décidé, en même temps je n'avais pas vraiment le choix, de prendre mon mal en patience. Les semaines défilaient, je lorgnais sur tous les nourrissons et femmes enceintes que je voyais, mais petit à petit je me faisais à la raison que 2010 ne serait pas l'année où notre 2ème bébé verrait le jour...

Et puis en février 2010, mon mari me fit comprendre qu'il était prêt (et sans que je le bassine avec ça sans arrêt, parce que bon vous me connaissez maintenant....). Cette décision venait de lui et j'en étais d'autant plus heureuse! Et pour une fois, je décidais de ne pas me prendre la tête avec ça. Qui plus est j'étais assez rassurée, car je n'avais pas repris de contraceptif et depuis le retour de couches mes cycles étaient on ne peut plus réguliers!

Et puis mi-mars je me suis rendue compte que j'avais du retard: 1ère fois depuis le retour de couches.
Et un matin une très grosse fringale comme ça, tout d'un coup.
Je n'osais pas vraiment y croire. Est-ce que ça aurait pu marcher comme ça, aussi vite, dès le 1er cycle? Au bout de quelques jours je fis, fébrilement, un test de grossesse, et le résultat était là sous nos yeux incrédules: POSITIF.
Je n'en revenais pas que tout ait pu se passer aussi facilement, presque en claquant des doigts. Finalement 2010 allait bien être l'année de notre 2ème bébé, puisque la naissance devrait être prévue pour fin novembre. Pour une fois quelque chose que je "planifiais" se réalisait (oui parce que j'ai toujours la très mauvaise habitude d'essayer de planifier le moindre projet et ça ne se passe JAMAIS comme prévu... je sais que ça ne sert à rien, j'essaie de m'en défaire, mais je n'y arrive pas!).

Les jours qui suivirent j'étais dans une sorte de parenthèse enchantée, comme l'impression d'être dans une période où tout me réussissait. J'étais tellement heureuse. C'en était presque irréel.

Nous avions décidé, comme pour la loupiotte, de ne dévoiler cette grossesse qu'après l'échographie des 12 semaines et ça m'allait très bien, j'aimais porter en moi ce petit secret! Mais c'était quand même long d'attendre cette échographie. Je comptais les jours.



Et puis voici enfin le jour de l'écho. Un mercredi, veille de l'ascension. Pour une fois mon mari peut être présent, nous allons donc faire cette découverte ensemble, c'est super!

Comme à chaque fois, dans la salle d'attente, je suis fébrile et j'ai les mains qui tremblotent. L'échographiste nous fait entrer dans la salle, je m'installe, il pose la sonde sur mon ventre. Je me souviens qu'à ce stade, la loupiotte avait déjà l'allure d'un bébé, là nous apercevons juste une sorte de petit haricot. On ne voit pas très bien. Je me dis simplement que l'écho abdominale ne va pas suffire et qu'il va falloir faire une écho pelvienne, comme pour la loupiotte. Mais l'échographiste ne dit rien. Il bouge la sonde dans tous les sens sur mon ventre, c'est tout. Et puis, très timidement, sur un ton  embarrassé, il nous dit "malheureusement il n'y a plus d'activité cardiaque, vous faites une fausse-couche, je suis vraiment désolé". D'après les mesures ça ferait 2 à 3 semaines que tout s'est arrêté. Sur le coup je suis abasourdie, je ne réalise pas et je réponds juste un "Ah?" étonné. Tout me semble si irréel, tout à coup j'ai l'impression de flotter. Mon mari me serre la main. Le médecin m'explique que l'expulsion peut se faire naturellement, mais qu'à ce stade il y a quand même un gros risque d'hémorragie, et que par conséquent il préconise une aspiration. Je peux prendre RDV tout de suite, dans cet hôpital, pour une intervention la semaine suivante, ou bien attendre de voir mon gynéco, qui consulte dans un autre hôpital de la ville. J'encaisse ses paroles tout en étant ailleurs et je lui dis préférer la 2ème option. Mon gynéco je le connais et il me connait. Je me sentirais mieux de savoir que c'est lui qui s'occupe de moi, je sais que je ne serai pas une patiente lambda et ça, ça me réconforte un peu.

L'échographiste quitte la salle, mon mari me serre dans ses bras et là les larmes se mettent à couler sur mes joues. Je pleure sans réaliser. Je n'arrive pas à comprendre que ce bonheur vient d'être stoppé net. En sortant j'arrive à joindre mon gynéco, in extremis. Le jeudi est férié, le vendredi son planning est déjà surchargé, il me dit de venir le lundi suivant à la 1ère heure.
Nous reprenons la voiture pour aller cherche la loupiotte à la crèche. En nous voyant arriver elle court vers nous en nous tendant les bras. Je ne pourrai jamais décrire ce que j'ai ressenti à ce moment-là. L'expression toute faite quand on dit d'un enfant qu'il est notre rayon de soleil a pris tout son sens à cet instant précis. Je m'en voulais presque d'être triste, car nous avions déjà tellement de chance de l'avoir elle! Rien qu'en la voyant si souriante de nous retrouver, je n'ai presque plus de peine.

Le soir même, par chance, notre groupe de copains vient dîner chez nous. Les avoir avec nous me permet de ne pas cogiter et de passer une bonne soirée.

Les jours suivants sont assez étranges, puisque la journée j'encaisse très bien le coup en me disant qu'il vaut mieux que la FC se produise à ce stade et non plus tard, que ce n'était encore qu'un tout petit embryon, que ce n'est que partie remise, et le soir je me prends des coups de cafards terribles, pendant lesquels j'ai l'impression que tout s'écroule.

Le samedi et le dimanche sont un peu plus difficiles, puisque c'est là qu'on avait prévu d'annoncer la bonne nouvelle à nos parents. A leur question "quoi de neuf?", nous n'avons rien à leur répondre, alors que normalement on avait de quoi provoquer une effusion de joie.

Le lundi mon gynéco me confirme qu'il est préférable de pratiquer une aspiration. Il me dit qu'elle aura lieu le mercredi matin sous anesthésie générale. Je suis contente et rassurée d'avoir pu en parler avec lui, mais surtout d'avoir une date pour l'intervention. Parce que là je me sens en suspend, vide, je ne peux pas aller de l'avant tant que cet embryon est au creux de moi. J'arrive à prendre la nouvelle avec philosophie. Je préviens mon chef. Il est très humain et compréhensif, je préfère lui dire la vérité.

Le mardi soir je me retrouve seule avec la loupiotte parce que mon mari est à son entraînement de foot. Qu'est-ce que je lui en ai voulu d'y être allé (et je lui en veux encore). Je n'ai pas osé lui dire que je préfèrais qu'il reste et comme je n'ai pas l'air si peinée que ça, je crois qu'il pense que je n'ai pas besoin de lui. Mais au moment de coucher la loupiotte, une vague de tristesse s'empare de moi et je me mords les lèvres pour contenir mes larmes. Je sers très fort et longuement la loupiotte contre moi. Je me dis que c'est la dernière fois que j'ai mes 2 bébés avec moi et dans la foulée je m'en veux d'avoir pensé ça. Ce n'est pas un bébé que j'ai dans le ventre, juste un embryon, et il ne faut pas que je voie ça autrement. Après avoir embrassé ma loupiotte une dernière fois, je prépare mes affaires pour le lendemain et je glisse une photo d'elle dans mon sac.

Le mercredi je me lève aux aurores pour me rendre à la clinique. Je n'ai pas le droit de me maquiller, ni de mettre de crème, ni de porter de bijoux, mais moi, je ne sais pas pourquoi, j'ai envie de me faire belle pour y aller. Nous n'avons qu'une seule voiture et mon mari en a besoin. Je dois donc prendre le 1er bus. C'est fou ce qu'il y a comme monde dans le bus si tôt le matin.

J'arrive à la clinique avant 7 heures. Une infirmière très gentille s'occupe de moi. Je suis comme un coq en pâte. Un peu avant 9 heures l'anesthésiste vient me chercher. C'est le même qui m'avait fait la péridurale pour la loupiotte. Pendant qu'il pousse mon brancard dans ce labyrinthe il me parle, plaisante, me rassure. Et dans le bloc il continue à plaisanter, tout en me demandant comment je me sens. L'infirmière est tout aussi adorable. Mon gynéco arrive et lui aussi s'emploie à me mettre à l'aise. Vous ne pouvez pas savoir combien j'ai apprécié leur humanité. A ce moment-là je n'ai pas l'impression d'être une patiente parmi tant d'autres, mais Aggie. Je ne me plains pas, je ne leur dis pas que je suis inquiète, et pourtant ils sont aux petits soins avec moi, comme si je vivais quelque chose de très grave. J'en suis presque gênée.

L'intervention s'est bien passée, le réveil également, je n'ai pas eu mal. Pour la suite, une autre infirmière s'occupe de moi et elle est du même bois que les précédents. Elle a même pris la peine de téléphoner une 1ère fois à mon mari pour l'informer que tout s'était bien passé. Après avoir revu mon gynéco qui me confirme qu'il n'y a pas eu de souci, elle prévient mon mari qu'il peut venir me chercher. Il est 13h. Je suis en arrêt maladie pour 2 jours.

J'appréhende un peu ces 2 journées. Mais finalement elles passent vite. Sauf que le soir même de l'intervention, un ami de fac m'appelle pour m'annoncer que sa femme est enceinte! Le pauvre il ne pouvait vraiment pas plus mal tomber! En plus il insiste bien sur le fait qu'ils avaient attendu l'écho des 12 Sa pour le dire "parce qu'on ne sait jamais" et cerise sur le gâteau, il me dit que sa femme a eu beaucoup de mal à accepter cette grossesse, car c'était un peu trop tôt pour eux (à l'époque ils venaient de changer de région et elle cherchait un emploi). Chacune de ses paroles me donne un coup au coeur, mais je ne laisse rien transparaitre. Finalement après avoir raccroché, je réalise que cette conversation ne me chamboule pas plus que ça.

Les jours suivants je me sens bien, j'ai digéré cette fausse-couche, je suis impatiente de pouvoir recommencer les essais et de passer à autre chose. Et je reste dans cet état d'esprit pendant plusieurs semaines. Ceci dit je prends en grippe toutes les femmes enceintes que je croise, dont la maman d'une copine de crèche de la loupiotte. J'ai découvert sa grossesse quelques jours après l'aspiration et comme fait exprès, alors que d'ordinaire je la croise rarement, là je vais la croiser tous les jours, jusqu'à son accouchement.... en novembre!! C'est très bête, elle n'y est pour rien, mais c'est plus fort que moi!

Puis le retour de couches arrive, puis le 1er cycle, puis le 2ème, je commence à appréhender. On est en septembre et j'ai peur de ne toujours pas être enceinte en novembre, mois pendant lequel j'aurais dû accoucher. Mais finalement septembre sera le bon. Je tombe enceinte peu après le 2ème anniversaire de la loupiotte. Ca y est une nouvelle aventure commence, je me dis que tout ça c'est de l'histoire ancienne.

Mais non, lorsque novembre arrive tout surgit à nouveau, je ne fais que penser à cette fausse-couche. Je m'en veux, parce que je suis en train de couver un autre bonheur et c'est à lui que je dois penser. Petit à petit je retrouve mon état d'esprit positif et je me promets de me focaliser sur cette nouvelle grossesse.

Si j'ai eu envie d'en parler aujourd'hui, c'est parce que cette aspiration a eu lieu il y a 1 an jour pour jour. Et franchement à l'époque, je ne me doutais pas qu'un an plus tard, qui plus est en étant à quelques jours d'accoucher, j'aurais toujours ce petit pincement au coeur en y repensant. Je me croyais beaucoup plus forte que ça. J'imaginais avoir plus de facilité à passer à autre chose. D'un côté j'arrive très bien à relativiser, d'autant plus que certaines personnes de notre entourage ont vécu bien pire comme des FC très tardives ou la perte d'un bébé, mais régulièrement cette histoire me revient, notamment aux dates "anniversaire". Je n'aurais jamais cru être encore affectée un an plus tard...

Peut-être que lorsque notre biscotte sera là, ça sera plus facile de mettre tout ça de côté?

mardi 17 mai 2011

Diversification alimentaire

Sujet délicat, puisqu'il doit exister autant de protocoles que de pédiatres! Je ne vais donc pas vous parler ici de LA méthode infaillible, si tant est qu'elle existe, mais vous résumer celle que nous avons appliquée.

Au moins là nous avons eu du bol, puisque nos idées à ce sujet (piochées en grande partie dans un livre dont je vous parlerai bientôt) étaient en accord avec notre pédiatre, notre généraliste et le réglement de la crèche!



D'abord nous ne tenions pas à diversifier la loupiotte trop tôt. C'est-à-dire que nous souhaitions attendre ses 6 mois. Idée partagée par les personnes citées plus haut, par ma cousine puéricultrice et par le père d'une amie qui est pédiatre également. De toutes façons la loupiotte avait une courbe de croissance tout à fait respectable, ne rechignait pas du tout devant ses biberons ou la tétée et n'avait pas l'air d'avoir faim entre ses "repas". La question d'une diversification précoce ne s'est donc même pas vraiment posée.

Ensuite nous avons souhaité introduire un seul aliment à la fois et sur plusieurs jours. Histoire d'y aller mollo avec son organisme tout frais qui n'avait jusqu'ici connu que le lait. Et puis histoire aussi, au cas où elle aurait des difficultés à supporter un aliment, de déceler d'emblée le fautif.  
Par exemple nous avons commencé à lui donner un peu de carottes le midi. Puis au bout de quelques jours nous lui avons donné un peu d'épinards, deux midis de suite, etc...

En fait nous avons introduit un aliment par semaine. De toutes façons nous n'avions pas trop le choix: à la crèche ils donnent un aliment à un bébé uniquement si ses parents le lui ont déjà donné. Et comme la loupiotte ne prend ses repas du midi avec nous que le samedi et le dimanche et que nous souhaitions introduire chaque aliment sur 2 jours, on ne pouvait, selon ces principes, lui faire découvrir qu'une chose par semaine.

En 6 semaines, la loupiotte a donc goûté 6 légumes. Ensuite nous sommes passés aux compotes, à l'heure du goûter. En 3 semaines nous lui avons fait découvrir 3 fruits différents, mais pas de nouveau légume (puisque nous étions restés à l'idée d'introduire 1 seul aliment à la fois). Et les semaines suivantes nous avons jonglé entre 1 nouveau légume OU 1 nouveau fruit.

L'introduction de la viande et du poisson est venue plus tard, mais toujours sur le même principe.

La diversification de la loupiotte s'est donc faite tout en douceur.

Nous avons également respecté les conseils de notre généraliste, à savoir ne pas lui donner, avant 1 an, de fruits exotiques. D'après ce qu'il nous a expliqué, notre organisme est initialement adapté à manger uniquement ce qui se trouve sur notre "territoire". C'est une sorte d'héritage qui nous vient de nos parents. Ensuite petit à petit il va s'habituer à découvrir de nouveaux aliments et les accepter. Si on va trop vite, il va considérer ces fruits exotiques comme potentiellement dangereux et peut-être provoquer une allergie dans le but de se protéger. Donc, d'après notre médecin, ce conseil est à adapter selon nos origines familiales, mais pour nous, en tant que métropolitains/ européens pure souche, il valait mieux éviter bananes, mangues etc...

Je disais que nous avions eu la chance que pédiatre/ généraliste et crèche voient les choses de la même façon, parce que du coup nous n'étions pas partagés entre différents conseils. Surtout qu'autour de nous chaque bébé a été diversifié différemment. Ca a par exemple pas mal perturbé ma belle-mère qui avait du mal à accepter que ses 2 petites-filles, du même âge, ne puissent pas manger les mêmes choses. Par exemple le pédiatre de notre nièce avait dit à mon beau-frère et sa femme qu'ils pouvaient lui donner un nouveau légume et un nouveau fruit chaque jour. En 2 semaines elle avait donc découvert au moins 10 nouveaux aliments, alors que la loupiotte seulement 2! J'avoue que ça devait être un peu destabilisant pour leur mamie gâteau!

Et vous, vous avez appliqué une méthode en particulier?

dimanche 15 mai 2011

Y'a quoi dans toi?

"Maman?"
"Oui ma loupiotte?"
"Y'a quoi dans toi?"
"Euh... et bien un bébé"
"Mais y'a quoi dans toi aussi?"
"Euh....ben..." [flash: hier la loupiotte m'a dit que dans mon ventre il y avait un bébé et dans le sien des légumes, ouf! je vais répondre ça] "il y a des légumes"
"Oui mais y'a quoi dans toi aussi?"
....
Mais qu'est-ce que son père a encore pu lui dire??? Oui parce qu'après lui avoir appris ce qu'étaient les bras et les pieds, il lui avait expliqué ce qu'étaient les coudes, les chevilles, les poignets en lui précisant "les coudes servent à plier les bras, c'est une AR-TI-CU-LA-TION on peut dire ARTICULER le bras...".
Et quelques semaines plus tard je l'avais entendu lui dire " là dans ta jambe il y a le tibia, c'est un os, mais tu ne le vois pas..."

"Euh et bien y'a.... des os"
"Oui mais y'a quoi dans toi aussi???"
Ahhh misère mais elle attend quoi comme réponse, là ??? Je ne vais pas lui parler de sang et de chair quand même....
"Alors il y a des muscles et puis des petites veines"
"Oui mais Y'A QUOI DANS TOI???"
Help, help!!!!



"Et bien de l'eau, du sang,...."
"Oui mais Y'A QUOI DANS TOI???"
"Euh.... Euh...."
"Y'a quoi comme LETTRES dans toi?"

"Ahhhh [ALLELUIA!!!!]..... Alors ma loupiotte dans ce cas on dit "Y'a quoi comme lettres dans ton prénom!""

mercredi 11 mai 2011

Besoin de vos avis: à la recherche du sac à langer idéal

Crédit photo:  Béaba


Alors là j'ai besoin de votre aide.
Nous avons déjà un sac à langer, qui nous convient plutôt pas mal (de quoi je me plains, vous allez me dire?)... il comporte 2 poches isothermes, un petit matelas à langer, il a une grande contenance, il n'est pas moche (bon allez viens-en aux faits Aggie, il a forcément un défaut sinon tu n'en chercherais pas un autre...) .... MAIS.... c'est un sac à dos.

Ca convient très bien au papa quand on part en promenade. Moi-même ça ne me dérange pas de l'avoir dans le dos si on va pique-niquer, mais par contre il est HORS de question que je le porte dans le dos si je me promène en ville. Donc dans ce cas je le mets dans le panier sous la poussette.

Mais qui dit promenade en ville, dit shopping. Et où je mets mes achats, moi, si la place sous la poussette est déjà prise?

Voilà vous avez compris mon problème.

Je cherche donc un sac qui peut s'attacher au guidon de la poussette. Et face au choix qu'il y a, je suis un peu paumée. Et rien ne vaut l'avis de mamans qui en ont l'utilité quotidiennement. Aussi si vous avez trouvé le sac à langer idéal (rien que ça!), merci de me faire signe!

Je ne suis pas trop difficile (pour une fois). Je voudrais juste qu'il soit:
  • facile à ouvrir et fermer (genre d'une main),
  • avec au moins une poche isotherme dans laquelle on peut glisser un biberon,
  • et une autre poche dans laquelle on peut caser des couches,
  • équiper d'un petit matelas détachable,
  • plutôt sobre (toujours ma phobie des couleurs),
  • pas trop cher.

Merci!!!

Quand tu es enceinte laisse ta pudeur et ton côté glamour au vestiaire! (2)

Je m'étais arrêtée à l'avant naissance. Au départ, naïvement, je pensais qu'une fois qu'on avait accouché on était un peu plus tranquille à ce sujet... eh bien NON! Pas du tout... C'est même pire...

Déjà si, comme moi, vous avez la bonne idée de perdre les eaux en pleine nuit, sachez que vous avez peu de chance d'arriver à la maternité fraîche comme la brise du printemps, mais plutôt hagarde, avec des cernes jusqu'en bas des joues, vêtue de vos habits de la veille et une serviette coincée dans votre culotte. Bye bye glamour!!! Ah et quand je parle de serviette coincée dans votre culotte, il ne s'agit pas d'une serviette hygiénique, non, non, mais d'une serviette de bain! Ah ben oui, parce que perdre les eaux, c'est pas de la rigolade: ça ne sort pas une bonne fois pour toute, noooon, c'est plus mesquin que ça: ça coule en filet pendant loooongtemps, très looooongtemps. Tellement longtemps que j'ai cru que les 7 kg pris pendant ma grossesse correspondaient en tout et pour tout à 7 litres de liquide amniotique. Donc quand je me suis aperçue qu'il fallait me résoudre à partir à la maternité alors que je perdais encore les eaux, j'ai choisi l'option serviette (pas la serviette de plage, hein, mais la petite serviette "invité"). Et là j'ai été contente que ça se passe en pleine nuit, sans risque de croiser un voisin.

Ensuite à la maternité, on vous fournit le packaging complet anti-glamour: les différents examens, la fameuse blouse, le laxatif et la position qui fait que vous vous sentez super à l'aise. Surtout quand votre gynéco, qui malgré ses 60 et quelques balais est franchement toujours pas mal et même plus que ça, vient tailler la bavette avec vous. Alors là on essaie de faire style "non ça ne me gêne pas du tout de parler de la pluie et du beau temps, avec vous, les jambes écartées". On n'est pas mal à l'aise, du tout, du tout....



Je vous passe l'accouchement en lui-même et les soins qui s'en suivent, voyez pourquoi. Et puis ensuite arrive le moment de retourner dans sa chambre et là moi, j'ai eu envie de faire pipi. Et dans ces cas-là, pas possible d'y aller discretos, l'air de rien, nooooon, parce qu'on n'a pas le droit de se lever toute seule. J'ai donc dû le dire à l'infirmière, un peu comme à l'école maternelle quoi.... Et là, cerise sur le gâteau, elle m'a annoncé qu'elle ne pouvait pas me laisser seule aux WC, au cas où je ferais un malaise.... Mais je vous en prie, accompagnez-moi, de toutes façons je crois que ma pudeur est partie pour toujours.... Nous voilà donc, toutes les 2, bras dessus, bras dessous, à aller aux toilettes, mine de rien, comme si c'était la chose la plus naturelle au monde... Sauf que... ben rien! J'ai pas pu faire pipi, sûrement par timidité.

Et puis les heures se sont enchaînées et le soir toujours rien: je n'étais toujours pas allée aux toilettes alors que j'en mourrais d'envie. Mais rien à faire, il devait y avoir quelque chose de bloqué. Après avoir tergiversé un bon moment, je me suis résolue à appeler une infirmière pour lui faire part de ce petit souci. "Attendez je vais chercher une sonde" m'a-t-elle dit... Youpi! mais c'est un vrai festival !!! Sauf que quand elle a commencé à installer la sonde, elle a été appelée "pour une vraie urgence "(je cite) et m'a donc laissée en plan, sur mon lit, SANS avoir pris soin de bien refermer la porte de ma chambre... et il y avait comme des petits courants d'air.... vous ne pouvez pas savoir à quel point j'ai prié et combien j'ai brûlé de cierges, intérieurement, pour que la porte ne s'entrebaille pas plus.

Ensuite, si toujours comme moi, vous avez trop de bol, vous allez hériter d'une chambre double (bon sang dire que ma mutuelle me coûte une fortune!!!). Et là avec votre voisine, vous allez partager des secrets que même votre meilleure amie ne saura jamais. Parce qu'il y a beau avoir un rideau entre les 2 lits pour donner un peu, un tout petit peu d'intimité, ça ne change pas grand chose. Surtout quand les sages-femmes sont super discrètes et entrent dans votre chambre en criant "Aggie, ça va mieux? Vous arrivez à faire pipi maintenant?" "oui" "Et vous la voisine, les hémorroïdes ça va mieux?" "oui" "ah tant mieux, parce que vous étiez sacrément arrangée!".  Y'a pas à dire, ça crée des liens. D'ailleurs ma voisine et moi on est devenues amies. 

Côté glamour, je me doutais que je n'allais pas forcément être à mon avantage  pendant mon séjour là-bas, alors j'avais essayé de mettre toutes les chances de mon côté pour garder un peu de coquetterie et d'orgueil. 
1/ Hors de question pour moi d'être en pyjama dans la journée.
2/ J'avais embarqué mon lisseur à cheveux, sans quoi même mon mari ne me reconnait pas.
3/ Je me maquillais tous les jours, histoire d'avoir à peu près bonne mine.

J'avais aussi réussi à faire abstraction des culottes XXXXXL fournies par la maternité.
J'avais également réussi à toujours planquer, tout au fond de ma trousse de toilette, la fameuse crème anti-hémorroïdes "PROCTOLOG"  (d'ailleurs bravo au labo qui commercialise cette crème, difficile de trouver un nom plus judicieux... non parce que parfois on retrouve une crème ou un médicament au fin fond de sa boîte à pharmacie et on ne sait plus à quoi ça servait... alors que là, avec un nom pareil, PAS de doute possible!!). 

Et puis un jour, tous mes efforts ont été ruinés d'un coup d'un seul. J'étais tranquillement en train de bavarder avec un copain qui était venu me rendre visite, quand une sage-femme a déboulé dans la chambre en claironnant "Bonjour, je viens vous faire un toucher vaginal!!!" Je vous laisse imaginer le silence qui a suivi.... et le regard gêné de mon visiteur qui a à peine réussi à balbutier "euh, bon, ben euh je sors...." oui j'aimerais autant...
Enfin ça aurait pu être pire, 20 minutes avant c'était mon chef qui était assis à sa place....

Et puis une fois que vous êtes rentrée chez vous, que vous en avez fini avec tous les examens et avec les joyeuses séances de rééducation du périné, vous vous dites que ça y est, vous allez pouvoir retrouver un peu de pudeur..... Mais c'est sans compter sur votre grand-mère adorée, d'ordinaire si discrète, qui en plein milieu d'un repas de famille où tous vos oncles et cousins sont présents,  lâche, un peu fort, parce qu'elle commence à devenir un peu sourde, "Au fait Aggie, tu l'as eu ton retour de couches???"

Bon appétit!




mardi 10 mai 2011

Le berceau

Bon j'avoue que là, pour moi, c'est un cas un peu particulier. En effet, jusqu'à présent j'ai toujours dit qu'on avait fait le tri dans les articles de puericulture pour ne garder que ceux qui nous semblaient indispensables.

Mais en ce qui concerne le berceau, j'ai craqué. Je tenais absolument à en acheter un, alors qu'on peut facilement s'en passer. En effet un bébé ne peut dormir que quelques mois dans un berceau, jusqu'à ce qu'il arrive à se mettre debout (à moins d'en trouver un plus profond). Donc autant acheter tout de suite un petit lit à barreaux, ou bien utiliser une nacelle si vous en avez une (ce qui n'était pas notre cas), en attendant de passer au petit lit.

Mais voilà moi j'aime bien CERTAINS clichés. Et endormir mon bébé dans son petit berceau, en faisait partie.
Seulement le papa, qui a quand même son mot à dire, n'était pas vraiment d'accord. Pour lui c'était vraiment un achat inutile ET hors de prix. C'est vrai que ceux que j'avais repérés oscillaient entre 150 et 400 euros. Et mettre une telle somme uniquement pour que sa femme comble une envie de cliché, ça ne lui plaisait pas tellement.
Inutile de vous préciser qu'il n'y a pas de jolis berceaux qui passent de génération en génération dans ma famille ou dans la sienne. Rien. Nada.

Heureusement le Dieu des promotions était avec moi. Et alors que j'allais me résigner à me passer d'un berceau, il décida de m'envoyer un petit signe d'espoir par l'intermédiaire d'un prospectus Toys'R Us (fallait y penser, hein?). Le même berceau que j'avais repéré chez Natalys y était proposé à 50%, soit 80 €. Là le papa a cédé.

Crédit photo: Natalys
  
Bon effectivement c'est un berceau fixe, c'est-à-dire qu'on ne peut pas bercer le bébé... mais tant pis j'avais mon berceau c'était déjà ça!

Au final j'ai été contente de mon achat. Le berceau allait bien dans le style que je voulais donner à la chambre de la loupiotte qui y a dormi jusqu'à 7 mois environ. Dedans la loupiotte n'était pas aussi perdue que dans un lit à barreaux. Et une fois démonté, il prend beaucoup moins de place qu'une nacelle.

Petite anecdote: la loupiotte devait VRAIMENT avoir envie de l'essayer, car j'ai perdu les eaux 4 heures après qu'on ait monté le berceau!

Et vous, vous avez craqué également pour un berceau?  ou pas du tout?

lundi 9 mai 2011

Initiation à l'art contemporain avec la loupiotte

Ce matin la loupiotte a repris la direction de la crèche. Nous avons bien profité de notre semaine passée ensemble: puzzles, puzzles, puzzles, dessins, dessins, dessins, jardinage, promenade, magasins (pour acheter un doudou renard.... mademoiselle regarde Dora et Chipeur lui donne les chocottes, et comme apparemment elle est adepte du "traitons le mal par le mal" elle a voulu un petit-doudou-renard-comme-Chipeur) (pas facile à trouver soit dit en passant, j'ai failli abandonner et lui acheter un loup en croisant les doigts pour qu'elle n'y voie que du feu), mais surtout nous avons visité le nouveau centre Pompidou

Le centre Pompidou: le GRAAL pour la loupiotte qui nous en parle depuis.... pffff.... je ne sais même plus... merci à sa grand-mère, c'est elle la fautive. 

Et là je me suis jurée de ne JAMAIS emmener la loupiotte voir une exposition où l'artiste serait présent. Parce que du haut de ses 2.5 ans, elle n'y va pas de main morte, niveau commentaires:
Devant les 3/4 des oeuvres "alors ma loupiotte, tu trouves ça joli?" "AH NON c'est vraiment pas beau!"

Voici à peu près les 2 seules oeuvres ayant trouvé grâce à ses yeux:

Je ne me souviens plus du nom, ni de l'artiste...

Le Quatorze Juillet - Roger De la Fresnaye

Mais sinon il n'y a pas à dire c'est tordant  de voir analyser tout ça par un petit bout de chou!
Devant une reproduction de "la mort de Marat" elle s'est inquiétée du pauvre Marat qui s'est fait bobo (oui enfin un peu plus que ça ma chérie).
Elle a dit que c'était le bazar dans le magasin de Ben (elle n'a pas tort)

Le magasin de Ben

Elle a trouvé que le squelette de Ligier Richet faisait peur (elle n'a pas tort non plus)
Elle s'est indignée devant une toile de Soulages "mais le monsieur a oublié de dessiner, c'est tout noir!"

Parfois elle est restée pensive... 


Parfois pas.... 

Je crois que l'art contemporain lui donne envie de s'exprimer...

(désolée pour la qualité des photos, je les ai reçues en petit format)

mercredi 4 mai 2011

Résultat du concours Gründ Jeunesse

La loupiotte a bien voulu me prêter son chapeau pour procéder au tirage au sort.


Comme elle est conciliante, elle a bien voulu également faire la main innocente et tirer un billet au sort:



Vdumor tu as donc gagné!

Envoie-moi un mail (adresse dans la colonne à droite) pour me donner tes coordonnées.

Merci à tous pour votre participation!

Et maintenant je m'en retourne plier des petits papiers et les mettre dans le chapeau de la loupiotte, le principe lui ayant bien plu....

On s'en est passé: le soutien-gorge d'allaitement

Enfin quand je dis "on" c'est moi, parce que, comme vous vous en doutez, pour mon mari ça n'aurait de toute façon pas changé grand chose.

Cette fois c'est contrainte et forcée que j'ai renoncé à cet achat. Pourquoi? Parce que je ne trouvais pas de soutien-gorge d'allaitement à ma petite taille.




Et je vous promets que ce n'est pas faute d'avoir cherché. J'en ai fait des magasins, j'en ai entendu des réflexions super aimables et pas du tout complexantes de certaines vendeuses "ohlala non, on ne vend rien pour d'aussi petites poitrines! D'ailleurs vous pensez sérieusement que vous pourrez allaiter?".

D'accord je n'avais pas pris beaucoup de poitrine, mais dans les gammes habituelles il me fallait du 90B. 90B c'est pas si mal, non? C'était la 1ère fois que j'atteignais cette taille et j'en étais plutôt fière. Mais il faut croire que pour les gammes allaitement, ça ne taille pas pareil, parce que dans ces cas-là je "flottais" dedans.

Et bizarrement tous les magasins que j'ai faits ne proposaient RIEN en dessous, voire rien en-dessous de 95. Les femmes pourvues de petites poitrines n'ont peut-être pas le droit d'allaiter?

J'avais bien trouvé des sites internet qui vendaient des soutiens-gorge d'allaitement en 85B, mais le problème c'était que je tenais absolument à essayer avant de commander. Faute de savoir exactement quelle taille il me fallait et quel type de modèle pouvait me convenir, je ne souhaitais pas commander à l'aveuglette et devoir renvoyer tout ça par la suite. Mention spéciale d'ailleurs au magasin Vert Baudet qui se situe le plus près de chez moi: alors que sur leur site on trouve du 85, là ils ne vendent qu'à partir du 95 également...

Je m'étais donc dit que je verrai après l'accouchement, avec peut-être encore un peu plus de poitrine après la montée de lait?

Et finalement je m'en suis très bien sortie sans soutien-gorge adapté. Le temps d'arriver à adopter la bonne position pour allaiter la loupiotte, où là j'enlevais tout (au diable la pudeur), j'ai vite trouvé la méthode pour n'avoir qu'à écarter un peu mon soutien-gorge.

J'ai donc allaité quasiment 8 mois sans avoir acheté un seul soutien-gorge d'allaitement.

Cette fois-ci j'ai pris un peu plus de poitrine, je suis partagée entre l'envie d'essayer d'en trouver un (en me disant qu'il y a encore de grandes chances pour que je flotte dans les modèles en 90B) et de faire sans.

Si jamais vous connaissez des marques, disponibles en magasin, qui proposent des petites tailles, merci de me faire signe!

mardi 3 mai 2011

Congé maternité et zenitude

Bon, bon, bon, ça y est on y est.....  Merci pour tous vos petits mots d'hier, je suis TRES touchée!

Alors comment je me sens? Mais je suis zen bien sûr, très ZEN.
Zen, zen, zen.... 



Pourquoi en serait-il autrement?

C'est pas comme si, au bureau, je n'allais pas être remplacée pendant mon absence. 
D'ailleurs mon chef tout nouveau, qui vient d'arriver il y a quelques jours, est parfaitement zen lui aussi:  "et donc Aggie, en cas de souci sur un de tes dossiers, qu'est-ce que vous aviez convenu avec ton ancien chef? qui pourra gérer le truc?.... Hum qui ça?.... Ah, moi?.... bien, bien, bien.... Et rappelle-moi quand est-ce que tu reprends le boulot? .... Ah....en octobre..... mouif.... bon, OK, OK,..... Euh dis voir, tu voudrais pas m'expliquer, là vite fait, ce que tu fais exactement comme job?...."

C'est pas non plus comme si, hier soir, j'avais quitté mon bureau comme une voleuse, parce que j'avais RDV chez le gynéco, et que j'avais tout laissé sens dessus dessous. Non, bien sûr que non, tout est parfaitement rangé.

Et puis c'est pas comme si à la maison tout n'était pas en ordre. Genre comme si j'avais eu l'idée, pour faire de la place pour l'arrivée de notre biscotte, de trier et ranger TOUS les meubles et les placards et le cagibi en les vidant entièrement. Non, heureusement que je n'ai pas eu ce genre d'idée, sinon à l'heure qu'il est tout serait en tas un peu partout....

C'est pas, non plus, comme si on n'avait pas encore viré les meubles de notre chambre pour y mettre le berceau et la commode de la biscotte. Ni d'ailleurs comme si la commode n'était pas encore arrivée au magasin.

Et puis surtout c'est pas comme si on n'avait pas encore choisi le prénom de la biscotte... ou pire si on était d'accord sur AUCUN prénom... Non, non, heureusement, ce n'est pas le cas, ouf!.... mais bon sang de bon sort, pourquoi c'est pas un petit garçon? parce que là le prénom est choisi depuis 4 ans!


Bon, vous voyez, je n'ai ABSOLUMENT aucune raison de m'inquiéter, c'est pour ça que je suis parfaitement ZEN!!
Allez je vous laisse je ne sais pas pourquoi j'ai une envie subite d'aller me rouler par terre en pleurant un bon coup.

lundi 2 mai 2011

Décaler son congé maternité

Sujet d'actualité, puisque je serai en congé maternité ce soir! CE SOIR???!!! Hein, quoi? ... Ah ben oui, c'est ça... ce qui signifie que notre biscotte sera là dans 6 semaines maximum...


Non, non, non, je ne viens pas du tout de me prendre un gros coup de pression, là tout de suite.... Du tout, du tout....

Ahem....

Bon tout ça pour passer une petite information comme ça, mine de rien, parce que je me rends compte que peu de futures mamans sont au courant:
Quand notre grossesse se passe bien, avec accord du médecin, on peut décaler notre congé maternité. Il est possible de le reporter de 3 semaines maximum.




Pour la loupiotte c'est ce que j'avais fait. Enfin j'avais demandé à le repousser de 2 semaines, parce que je me disais que ce n'était pas du luxe de grapiller quelques jours de plus avec bébé avant de reprendre le chemin du bureau. Je sais que certaines mamans ne bénéficient pas de 10 semaines de congé postnatal, mais bon 10 semaines quand même je trouve que ça fait court. 

Et puis comme la loupiotte a décidé de pointer le bout de son nez avec 1 mois d'avance, finalement j'ai eu seulement 2 jours de congé prénatal. Mais quasiment 16 semaines avec elle (même un peu plus vu que j'avais pu garder des congés) et ces 16 semaines je les ai savourées.... enfin y a des jours quand même où je me disais que je préférerais être au boulot.... 

Cependant cette fois-ci, alors que ma grossesse se passe tout aussi bien, je n'ai pas souhaité décaler mon congé maternité. J'y ai pensé, mais:
 * j'ai envie de passer encore du temps libre toute seule avec ma loupiotte. Donc le reste de cette semaine elle n'ira pas à la crèche, mais restera avec moi.
 * j'ai envie de me reposer un peu, avant ce grand chamboulement qui nous attend.
 * j'aimerais bien, cette fois-ci, que la chambre soit prête avant l'arrivée de bébé.
 * j'ai envie de buller et de profiter des derniers moments de cette grossesse, tranquille sans stress.

Alors comme j'ai "la trouille" d'accoucher à nouveau en avance et de ne pas avoir le temps de faire tout ça, je préfère m'arrêter à la date prévue (et là vous allez voir qu'à tous les coups je vais arriver au terme...). Et j'ai économisé le plus de congé possible pour les accoler à mon congé maternité. Si j'avais bénéficié d'un peu plus de congé prénatal lors de ma 1ere grossesse, je pense que j'aurais décalé celui-ci.

Et vous, vous avez décalé votre congé mat également?

                                                                        *** 

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