jeudi 31 octobre 2013

Le copain bras cassé et facebook

Je vous avais déjà dit qu’on avait une sacrée bonne bande de copains bras cassés.

Vous savez dedans il y a celui qui a fini aux urgences en coupant du gâteau.
Et celui qui a réalisé que j’étais enceinte de la biscotte, quand j’en étais à 7 mois de grossesse…
Et puis celui qui s’est fendu la langue en faisant du scooter.
(ils n’ont pas l’air comme ça, mais ils ont tous des boulots trèèès sérieux) (mais je ne vous dirai pas lesquels) (sinon vous n’irez plus à l’hôpital) (et vous n’oserez plus prendre l’avion)


Mes copains bras cassés je les adore et en leur compagnie je suis comme un poisson dans l’eau (peut-être bien parce qu’on se ressemble) et puis c’est une vraie cure de Jouvence de se retrouver avec eux.

Faire un repas avec eux ? Mais c’est comme quand on était étudiants :
Y’en a un qui invite chez lui et puis finalement ça se fait chez un autre. Alors on se retrouve à 15 dans un salon de 12 m², avec les assiettes sur les genoux et l’appareil à raclette qui fait sauter les plombs (et Aggie qui rigole toute seule après un verre de Martini) (tout pareil qu'il y a 15 ans).

Un bain de Jouvence je vous dis.

Et l’endroit où on repère le copain bras cassé à mille lieues, c’est Facebook.
Alors faut savoir que je n’ai pas de (vrai) profil facebook. J’en ai créé un pour le blog (et une page aussi, parce que tout le monde fait ça, mais je ne sais pas à quoi ça sert en fait).

Mais mon homme en a un et de temps en temps je zyeute son fil d’actualité.

Et entre ceux qui parlent de geekeries complètement incompréhensibles pour moi





Ceux qui étalent leurs beuveries




Ceux qui nous font froid dans le dos




On est super content de retrouver l’actualité d’un bras cassé au milieu de tout ça :


Un peu de fraîcheur dans un monde de bruts!


Pour ceux qui n'arriveraient pas à lire:
"Bras cassé" answered a question on Askking Quizz
Compléter ces paroles: Et on fait tourner les....?

mardi 29 octobre 2013

Et t'as fait quoi aujourd'hui Aggie? J'ai mis sa culotte à une mamie...

Samedi, à 2 jours de reprendre le travail, j'aurais pu dire à mon mari:
"Tiens, il fait 25°, et si on allait boire un verre en terrasse?" ou bien "tu gardes les petites? je vais faire du shopping" ou encore "je vais lézarder sur le transat".
Mais non à la place j'ai dit "viens on va rendre visite à ta grand-mère".

Sa grand-mère ça fait 3 semaines qu'elle est en maison de retraite. Et je me suis dit qu'un peu de visite ça lui ferait plaisir. Alors on a embarqué la loupiotte et la biscotte et nous sommes partis pour une longue, très longue après-midi.

La première minute la grand-mère a été surprise de notre visite.
Les deux suivantes elle nous a dit qu'elle était contente de nous voir.
Les deux minutes d'après nous avons échangé des banalités.

Et puis elle a embrayé  "la maison de retraite c'est un MOUROIR, vous entendez un MOUROIR!!".
Bien, bien, bien.
Je vous rappelle que la loupiotte et la biscotte étaient là?

Et puis elle a continué "c'est l'ENFER ici, vous entendez c'est l'ENFER!"
Là, la loupiotte a arrêté de jouer.

Et puis elle a enchaîné "je voudrais être MORTE, vous entendez je voudrais être MORTE"
Là, la biscotte a arrêté de jouer à son tour et la loupiotte est venue tout contre nous.

Autant vous dire que l'heure pendant laquelle nous sommes restés a duré une éternité (au moins).

J'étais contente, heureuse, soulagée, de mettre les voiles. Mon mari encore plus, c'est lui qui est sorti de la chambre en premier.

Quand je l'ai rejoint dans le couloir, une petite mamie, assise dans un fauteuil roulant, était en train de l'appeler.... "monsieur, s'il-vous-plait monsieur, vous pouvez m'aider?"

Il a dû voir venir le truc louche, alors il a passé le relais: "Aggie, va voir, là-bas y'a une grand-mère qui appelle..."


Et moi, n'écoutant que ma gourditude ma candeur et ma naïveté, j'y suis allée.
J'ai donc avancé dans le couloir vers cette dame qui disait "ah merci madame, j'ai vraiment besoin d'aide vous savez."
Et là j'ai vu qu'elle agitait un truc blanc à hauteur de ses genoux.
C'est là que j'ai senti le coup foireux. Je me suis dit "Flutain, pourvu qu'elle ne me demande pas de lui mettre une couche."
J'ai très vite prié Sainte-Rita pour que ce ne soit pas ça.
Sainte-Rita m'a entendue.
Ce n'était pas une couche que je devais l'aider à mettre. Mais sa culotte. What Else?

Elle avait réussi à passer un pied, mais pas le 2ème.
J'ai regardé tout autour dans l'espoir de trouver une aide-soignante. Mais il n'y avait personne et Sainte-Rita s'était tirée elle aussi.
Et mon mari, lui, il avait bien pris soin de ne pas avancer d'un centimètre et de faire comme s'il ne voyait pas.
Et la dame qui était toujours là avec sa culotte en bas des pieds et qui attendait que je l'aide...



Y'a pas mal de choses qui me sont venues à l'esprit et notamment:
Mais pourquoi bon sang, POURQUOI ça tombe toujours sur moi?
20 fois que ma belle-mère va rendre visite à sa mère à la maison de retraite et vous croyez qu'elle s'est déjà retrouvée dans cette situation? Ben non. La mamie n'attendait sûrement que moi pour se retrouver à oilp.

Et puis je me suis ressaisie. Je ne pouvais pas la laisser sans culotte. Visiblement le personnel était occupé ailleurs, sûrement à accomplir une tâche plus lourde. Je me suis dit que la petite mamie, ben c'était une dame et voilà tout et que j'allais pas faire ma chochotte.

J'ai donc fait comme j'ai pu, sauf que comme la dame ne pouvait pas se lever ça commençait à se corser sévère pour monter la culotte jusqu'en haut et là y'a Sainte-Rita une aide-soignante qui est tombée du ciel et qui a pris le relais. Je lui serai éternellement reconnaissante.

Dans la série "Aggie il t'arrive vraiment n'importe quoi" la prochaine fois je vous raconte comment j'ai fait manger de la viande à une petite végétarienne...

vendredi 25 octobre 2013

Tout est question de prononciation...

"Papaaaaaaa???"
"Oui ma biscotte?"
"Ké tu fais?"
"Je bricole."
"Tu picoles?"
"Non, non, Biscotte, je bricole"
"Ouiiiii.... tu picoles!"
"Nooooon, non, ma chérie, ECOUTE-BIEN: JE BRI-CO-LE"
"tu PI-CO-LES"
"Bon OK ma réputation est foutue..."

(et le matin-même la loupiotte me disait qu'il y avait plein de pute dans son jus d'orange... puLLLLpe, ma chérie, puLLLLpe!!)


Nom de Dieu: JE BRI-CO-LE!!!!

vendredi 18 octobre 2013

Les découvertes...

C'était la première fois qu'elle y allait, ma loupiotte, dans cette petite maison en pierres.
Une toute petite maison à une seule fenêtre, sans confort, dans un joli hameau, sans route, tout au fond de l'Auvergne.
Une petite maison d'un autre temps, occupée par une petite dame de 89 ans, elle-même d'un autre-temps. C'était ce jour-là que notre loupiotte rencontrait son arrière-grand-mère pour la première fois.

Sur la table attendait un jeu de quilles, tout simple, en plastique, comme il en existait déjà quand j'étais petite.
L'arrière-grand-mère s'était rendue jusqu'à la supérette du village voisin, pour acheter un jouet à son arrière-petite-fille et je trouvais cette attention touchante.

Et pendant qu'elle s'inquiétait de savoir si ça plairait à notre loupiotte, les petites mains de celle-ci se tendaient, impatientes,vers le jeu de quilles colorées. 

Son papa disposa alors les quilles sur le sol et lui montra comment faire rouler la boule pour les faire tomber. Aussitôt la loupiotte montra un enthousiasme débordant, riant de bon coeur et applaudissant à chacune de leurs chutes.
Puis elle décida que c'était son tour d'essayer.  
Elle prit la boule, la laissa tomber devant elle et jeta un regard interrogateur vers les quilles.... qui se tenaient toujours debout. 
Elle se baissa et poussa la boule de 3 centimètres. Puis elle jeta un oeil vers les quilles: toujours droites! 
Elle ramassa alors la boule, se dirigea à petits pas chancelants vers ces quilles qui n'en finissaient pas de la narguer et les poussa une à une. Lorsqu'elles se trouvèrent toutes au sol, notre loupiotte nous regarda, l'air fier, et attendit avec un grand sourire que nous l'applaudissions à notre tour.

Une bonne partie de l'après-midi fut consacrée à cette activité. La loupiotte ne se fatiguait pas de faire tomber les quilles en les poussant avec la boule. Son arrière-grand-mère ne se lassait pas de la regarder s'amuser joyeusement .... et nous-mêmes de les observer elles-deux  ....


Les premières découvertes, comme celle dont je viens de faire le récit, sont des étapes importantes, des moments doux à vivre avec son enfant. Etre présente pour chacun des progrès de ma loupiotte et de ma biscotte me tient à coeur et c'est pour cette raison que j'essaie de les ouvrir à plein de choses différentes. 
Le laboratoire Gallia a eu envie d'aider les parents à faire découvrir à leurs enfants ce monde qui nous entoure. Pour cela deux histoires interactives sont disponibles sur le site www.ensembledecouvronslemonde.com En téléchargeant votre photo et celle de votre enfant, vous vous retrouvez tous les deux héros de ces jolies animations. 


La première, dont le but est de retrouver les parents d'un petit poussin égaré, permet d'apprendre les cris des animaux de la ferme. 
Dans la seconde, l'enfant prend soin de fleurs colorées et finit par composer une petite mélodie. Ma biscotte en est fan, elle adore nous voir à l'écran toutes les deux évoluer au milieu de ces histoires!
Je vous encourage à vous rendre sur le site pour les essayer, mais aussi pour participer au jeu concours et tenter de gagner un séjour Pierre & Vacances, ainsi que des trousses de voyage Bébé Confort.







jeudi 10 octobre 2013

4, puis 5, et à nouveau 4.... aller de l'avant en comptant à rebours...

Ce 3ème enfant je l'imagine depuis mes années lycée.
3 enfants, la fratrie idéale à mes yeux. Une petite tribu, une équipe.
Jamais je n'ai envisagé ma famille autrement.
Excepté pendant les contractions précédent la naissance de la loupiotte et pendant lesquelles je jurais-crachais que cet enfant qui essayait de sortir à coups de marteau resterait enfant unique.

3 enfants c'est le nombre que j'imaginais quand le livret de famille nous a été remis lors de notre mariage.
3 enfants et une chambre pour chacun d'eux, c'est qui me trottait dans la tête quand j'ai élaboré les plans de notre maison.
3 enfants ou le sentiment de rester incomplète, c'est ce que je vous racontais dans un billet pas si vieux que ça.

Si vous lisez mes quelques publications facebook vous savez déjà que ce chiffre 2 a failli se concrétiser.
Fin juillet j'annonçais que notre famille allait s'agrandir dans quelques mois.
Fin août j'annonçais que c'était fini. Fausse-couche.

Celle-ci a été beaucoup mois douloureuse que la précédente. Parce qu'arrivée plus tôt et parce que 10 jours de petites pertes, puis de saignements m'avaient permis d'envisager cette finalité. Ce qui ne m'avait pas empêchée, à certains moments, de faire l'autruche et de faire comme si tout était normal.

J'ai pleuré, analysé, me suis résignée, détachée, j'ai re-pleuré.
J'avoue que depuis je ne sais pas trop où j'en suis.

Je ne suis pas triste, sauf quand je commence à me dire "et si la grossesse avait continué..." et que j'imagine le stade où j'en serai, les préparatifs, les sentiments liés à la grossesse, l'annonce, etc... Je sais qu'il ne faut pas faire ça. Mais je n'y peux rien. J'entends parler de bébé et en un instant toutes ces images, ces odeurs, ces sentiments défilent. Et à chaque fois que je croise une femme enceinte, j'ai un gros pincement au coeur.


Vous allez me dire que ce n'est que partie remise. A vrai dire je n'en sais rien.
Je ne suis plus certaine de vouloir un 3ème enfant.

Je ne sais pas pourquoi pendant cette grossesse j'ai eu très peur. Des poussées d'angoisse en pleine nuit à me dire que j'avais été folle d'avoir souhaité cette 3ème grossesse. Qu'on était heureux à 4 et que je risquais de tout foutre en l'air avec ce bébé. Qu'un accouchement ça n'était pas anodin et qu'il pouvait arriver quelque chose au bébé, ou à moi, ou à nous deux.
Et puis il y a toujours ce risque d'avoir un enfant malade ou handicapé.
Pourquoi demander plus alors qu'on a tout pour être heureux?

Dans ces moments-là je n'arrivais pas du tout à me raisonner. J'avais l'impression de jouer à la roulette russe. De tenter le diable. La panique. J'en étais même venue à me dire, bien avant que les pertes commencent, que si cette grossesse évoluerait en fausse-couche je n'essayerai plus d'être enceinte.

Je ne comprends pas comment, alors que je désirais tant cet enfant et que j'envisageais une 3ème grossesse avec la sérénité la plus totale, je me suis retrouvée rongée par l'angoisse dès que j'ai compris que j'étais enceinte. Passer la toute 1ere écho m'avait pourtant un peu rassurée.

La journée ces peurs s'atténuaient, me laissant me projeter dans cette vie à 5. Je regardais les catalogues de papier peint pour la future chambre, je commençais à réfléchir  à des prénoms au cas où il s'agisse ENCORE d'une fille, à organiser mon planning professionnel en fonction du long congé maternité qui m'attendait.

Quand le verdict est tombé je me suis sentie à la fois complètement désemparée et soulagée.
Soulagée parce que je n'avais plus l'impression de jouer avec le feu.
Désemparée parce que je désirais ce bébé.

C'est la 1ere fois que je fais face à autant d'ambiguité.

J'ai commencé à écrire cet article il y a plus d'un mois. Et aujourd'hui je ne sais toujours pas. Je suis moins catégorique sur le fait de ne pas retenter, mais j'oscille constamment entre l'envie d'un 3ème enfant et la peur de la concrétiser. Entre l'idée que ma famille n'est pas complète sans lui et que je suis déjà plus que riche d'avoir ma biscotte et ma loupiotte. J'oscille entre le coeur et la raison....

Et vous avez-vous connu ça?